🚹 Enregistrement obligatoire du temps de travail en Belgique en 2027 : ce que les employeurs doivent savoir

L’annĂ©e 2027 pourrait apporter un changement important dans la gestion du personnel en Belgique : l’enregistrement du temps de travail devrait devenir une obligation gĂ©nĂ©rale pour les employeurs des secteurs privĂ© et public.

ConcrĂštement, les entreprises devraient ĂȘtre en mesure de dĂ©terminer de maniĂšre objective et fiable le nombre d’heures rĂ©ellement prestĂ©es par chacun de leurs travailleurs. Mais attention : cela ne signifie pas nĂ©cessairement qu’il faudra installer une pointeuse Ă  l’entrĂ©e de chaque entreprise !

Logiciel, badge, application mobile ou systĂšme de suivi des horaires existants
 Plusieurs solutions pourraient ĂȘtre envisagĂ©es, Ă  condition de respecter les exigences lĂ©gales.

Cette nouvelle mesure soulÚve de nombreuses questions pour les employeurs : qui sera concerné ? Quelles heures faudra-t-il enregistrer ? Les systÚmes actuels seront-ils suffisants ? Quelles sont les échéances à respecter ?

Salaires & Conseils fait le point sur cette réforme annoncée et vous explique comment anticiper ces changements pour préparer votre entreprise dans les meilleures conditions.

Attention : au 6 novembre 2026, la lĂ©gislation dĂ©finitive n’est pas encore adoptĂ©e. Les modalitĂ©s prĂ©sentĂ©es ci-dessous reposent sur les informations disponibles concernant le projet de rĂ©forme et sont susceptibles d’Ă©voluer.

1. 📌Pourquoi un enregistrement du temps de travail devient-il nĂ©cessaire ?

Cette nouvelle obligation s’inscrit dans le cadre de la mise en conformitĂ© de la lĂ©gislation belge avec le droit europĂ©en.

La directive européenne sur le temps de travail prévoit notamment des rÚgles concernant :

  • La durĂ©e maximale du travail ;
  • Les temps de repos journaliers et hebdomadaires ;
  • Les pauses obligatoires ;
  • La protection de la santĂ© et de la sĂ©curitĂ© des travailleurs.

Pour pouvoir contrÎler efficacement le respect de ces dispositions, il est indispensable de pouvoir déterminer le temps de travail réellement effectué par chaque travailleur.

La Cour de justice de l’Union europĂ©enne a dĂ©jĂ  rappelĂ© cette nĂ©cessitĂ© dans plusieurs dĂ©cisions importantes :

  • L’arrĂȘt CCOO du 14 mai 2019 : il impose aux États membres de prĂ©voir un systĂšme objectif, fiable et accessible permettant de mesurer la durĂ©e du travail journalier de chaque travailleur.
  • L’arrĂȘt Loredas du 19 dĂ©cembre 2024 : il confirme cette exigence.

La Belgique doit donc adapter sa législation afin de répondre à ces exigences européennes.

L’enregistrement du temps de travail permettra Ă©galement de disposer de preuves concrĂštes concernant les prestations rĂ©alisĂ©es, les horaires effectuĂ©s et les Ă©ventuelles heures supplĂ©mentaires.

2. đŸ‘„Quels sont les employeurs et travailleurs concernĂ©s ?

Selon le projet de rĂ©forme, l’obligation devrait concerner l’ensemble des employeurs des secteurs privĂ© et public.

En principe, aucune distinction ne serait prévue selon :

  • Le secteur d’activitĂ© ;
  • La taille de l’entreprise ;
  • Le nombre de travailleurs occupĂ©s.

Des exceptions pourraient toutefois ĂȘtre prĂ©vues pour certaines catĂ©gories de travailleurs dont le temps de travail ne peut pas ĂȘtre facilement mesurĂ© ou qui disposent d’une grande autonomie dans l’organisation de leur activitĂ©.

Parmi les catĂ©gories susceptibles d’ĂȘtre exclues, on retrouve notamment :

  • Les travailleurs exerçant une fonction dirigeante ou une fonction de confiance ;
  • Les reprĂ©sentants de commerce ;
  • Certains travailleurs Ă  domicile, y compris les tĂ©lĂ©travailleurs structurels et occasionnels ;
  • Certains travailleurs exerçant une fonction mobile.

Attention : ces exclusions ne sont pas encore définitivement confirmées. Il faudra attendre la publication du texte légal pour connaßtre précisément les travailleurs concernés et les éventuelles dérogations.

3. ⏱ Faut-il obligatoirement installer une pointeuse ?

Non ! C’est probablement l’un des Ă©lĂ©ments les plus importants de cette rĂ©forme.

Le gouvernement souhaite laisser aux employeurs une certaine libertĂ© dans le choix du systĂšme d’enregistrement.

Il ne serait donc pas obligatoire d’investir dans une pointeuse classique.

Plusieurs solutions pourraient ĂȘtre utilisĂ©es :

  • Un logiciel informatique de gestion du temps ;
  • Un systĂšme de badge Ă©lectronique ;
  • Une application mobile ;
  • Un systĂšme numĂ©rique de pointage ;
  • Un autre dispositif adaptĂ© Ă  l’organisation de l’entreprise.

Le systĂšme choisi devra toutefois respecter deux conditions essentielles :

1. Être objectif : il doit permettre de dĂ©terminer les prestations rĂ©ellement effectuĂ©es.

2. Être fiable : les informations enregistrĂ©es doivent ĂȘtre suffisamment prĂ©cises pour reflĂ©ter fidĂšlement le temps de travail prestĂ©.

Il doit Ă©galement permettre d’accĂ©der aux informations nĂ©cessaires.

Et si mon entreprise dispose dĂ©jĂ  d’horaires fixes ?

Bonne nouvelle : il pourrait ĂȘtre possible de conserver les horaires fixes ou variables existants comme base de rĂ©fĂ©rence.

Dans ce cas, l’employeur pourrait simplement enregistrer les Ă©ventuelles dĂ©rogations par rapport Ă  l’horaire prĂ©vu.

Exemple :

Un travailleur est normalement occupé de 8h à 16h.

Si celui-ci termine exceptionnellement Ă  17h, cette modification doit pouvoir ĂȘtre enregistrĂ©e afin de dĂ©terminer son temps de travail rĂ©el.

L’horaire initial et les dĂ©rogations enregistrĂ©es doivent donc permettre de reconstituer fidĂšlement les prestations rĂ©ellement effectuĂ©es.

Un simple horaire théorique, sans prise en compte des modifications et des heures réellement prestées, ne sera pas suffisant.

4. 📝Quelles informations faudra-t-il enregistrer ?

Selon les principes annoncés, le systÚme devra permettre de déterminer le temps de travail effectivement presté :

  • Chaque jour ;
  • Chaque semaine.

Il ne serait donc pas nĂ©cessairement obligatoire d’enregistrer sĂ©parĂ©ment chaque heure de dĂ©but, chaque heure de fin et chaque pause.

L’employeur pourrait notamment partir de l’horaire applicable et enregistrer uniquement les dĂ©rogations, pour autant que l’ensemble permette de dĂ©terminer prĂ©cisĂ©ment les prestations rĂ©elles.

Attention aux obligations déjà existantes !

Certains secteurs et certains rĂ©gimes de travail sont dĂ©jĂ  soumis Ă  des obligations spĂ©cifiques d’enregistrement.

C’est notamment le cas :

  • Des horaires flottants ;
  • De certains rĂ©gimes de travail Ă  temps partiel ;
  • Du secteur Horeca ;
  • Du secteur du transport ;
  • Du secteur de la construction ;
  • Du secteur du nettoyage ;
  • De certaines activitĂ©s agricoles et horticoles.

Ces obligations particuliÚres ne disparaßtront pas avec la nouvelle réglementation.

Il faudra donc vĂ©rifier que le systĂšme utilisĂ© dans votre entreprise rĂ©pond bien Ă  l’ensemble des exigences applicables Ă  votre secteur et Ă  vos travailleurs.

5. 🔄Que risque l’employeur qui ne dispose pas d’un systĂšme d’enregistrement?

MĂȘme si l’obligation gĂ©nĂ©rale n’est pas encore inscrite dans la lĂ©gislation belge, l’absence de systĂšme d’enregistrement peut dĂ©jĂ  poser des difficultĂ©s aux employeurs.

En effet, la jurisprudence européenne a déjà des conséquences sur certains litiges en Belgique.

Lorsqu’un travailleur rĂ©clame le paiement d’heures supplĂ©mentaires, l’employeur doit pouvoir apporter des Ă©lĂ©ments permettant de vĂ©rifier les prestations rĂ©ellement effectuĂ©es.

Or, en l’absence d’un systĂšme fiable, cette preuve peut devenir particuliĂšrement difficile Ă  apporter.

Certaines juridictions belges ont dĂ©jĂ  condamnĂ© des employeurs au paiement d’heures supplĂ©mentaires en tenant compte de l’absence de systĂšme objectif d’enregistrement.

Par exemple :

  • En 2020 : la Cour du travail de Bruxelles a condamnĂ© un employeur au paiement de 34 heures supplĂ©mentaires, notamment parce qu’il ne disposait pas d’un systĂšme objectif, fiable et accessible.
  • En 2021 : la Cour du travail de LiĂšge a Ă©galement suivi ce raisonnement dans un litige relatif Ă  des heures supplĂ©mentaires.

Attention toutefois : la jurisprudence belge n’est pas unanime sur les consĂ©quences Ă  tirer de l’absence d’un tel systĂšme.

À l’heure actuelle, l’absence d’un systĂšme gĂ©nĂ©ral d’enregistrement n’entraĂźne donc pas automatiquement une sanction. Elle peut nĂ©anmoins fragiliser la position de l’employeur en cas de contestation portant sur les heures prestĂ©es ou les rĂ©munĂ©rations dues.

6.đŸ—‚ïž Quand cette nouvelle obligation entrera-t-elle en vigueur ?

Le calendrier annoncé dans le cadre du projet de réforme prévoit deux échéances importantes :

  • 1er janvier 2027 : date d’entrĂ©e en vigueur envisagĂ©e de l’obligation gĂ©nĂ©rale d’enregistrement du temps de travail.
  • 1er avril 2027 : date limite envisagĂ©e pour les employeurs qui ne disposent pas encore d’un systĂšme adaptĂ© et bĂ©nĂ©ficient de la pĂ©riode transitoire.

Cela signifie que les entreprises qui ne disposent pas encore d’un systĂšme conforme pourraient bĂ©nĂ©ficier des trois premiers mois de 2027 pour se mettre en ordre.

Important : ces dates figurent dans le projet de réforme et ne constituent pas encore des échéances définitivement fixées par une loi adoptée et publiée au Moniteur belge.

7. 📅Vous disposez dĂ©jĂ  d’un systĂšme de suivi : devez-vous le modifier ?

Pas nécessairement !

Si votre entreprise utilise dĂ©jĂ  un systĂšme permettant de dĂ©terminer objectivement et fiablement le temps de travail rĂ©ellement prestĂ©, celui-ci pourrait ĂȘtre conservĂ©.

Il existe dĂ©jĂ  diffĂ©rents dispositifs d’enregistrement en Belgique :

  • Le suivi des prestations dans le cadre des horaires flottants ;
  • Les documents de dĂ©rogation pour les travailleurs Ă  temps partiel ;
  • Les feuilles de prestations sectorielles ;
  • Les tachygraphes dans le secteur du transport ;
  • Les systĂšmes Check In and Out at Work dans certains secteurs, notamment la construction et le nettoyage ;
  • Les systĂšmes spĂ©cifiques de dĂ©claration Dimona dans certains secteurs.

L’objectif ne sera donc pas nĂ©cessairement de remplacer tous les systĂšmes existants, mais de vĂ©rifier qu’ils permettent bien de rĂ©pondre aux nouvelles exigences.

Les questions Ă  se poser

Avant d’investir dans un nouvel outil, vĂ©rifiez :

  • Quelles donnĂ©es sont actuellement enregistrĂ©es ?
  • Les heures rĂ©ellement prestĂ©es sont-elles correctement prises en compte ?
  • Les modifications d’horaires sont-elles enregistrĂ©es ?
  • Les Ă©ventuelles heures supplĂ©mentaires peuvent-elles ĂȘtre identifiĂ©es ?
  • Est-il possible de reconstituer les prestations d’un travailleur plusieurs semaines ou plusieurs mois aprĂšs leur rĂ©alisation ?

Cette analyse permettra de dĂ©terminer si votre systĂšme actuel est suffisant ou s’il nĂ©cessite certaines adaptations.

8. 💡 Combien de temps faudra-t-il conserver les donnĂ©es ?

Selon les informations actuellement disponibles, une durée de conservation de 5 ans est envisagée pour les données relatives au temps de travail.

Cette durée correspond à celle prévue pour plusieurs documents sociaux importants.

Toutefois, cette pĂ©riode de conservation doit encore ĂȘtre confirmĂ©e par la rĂ©glementation dĂ©finitive.

Il faudra également tenir compte du RGPD.

En effet, les données relatives au temps de travail constituent des données à caractÚre personnel.

L’employeur devra donc notamment veiller Ă  :

  • DĂ©finir les personnes autorisĂ©es Ă  consulter ces donnĂ©es ;
  • DĂ©terminer les finalitĂ©s de leur utilisation ;
  • Garantir leur sĂ©curitĂ© et leur confidentialitĂ© ;
  • PrĂ©voir des rĂšgles de conservation adaptĂ©es ;
  • VĂ©rifier leur Ă©ventuelle intĂ©gration dans les outils RH et de gestion des salaires.

9. ⚖ Pourquoi anticiper cette rĂ©forme dĂšs maintenant ?

MĂȘme si le texte dĂ©finitif n’est pas encore adoptĂ©, il est prĂ©fĂ©rable de ne pas attendre le dernier moment pour s’y prĂ©parer.

La mise en place d’un systĂšme d’enregistrement peut avoir des consĂ©quences sur plusieurs aspects de la gestion quotidienne du personnel :

  • L’organisation des horaires ;
  • Le suivi des heures supplĂ©mentaires ;
  • La gestion des prestations Ă  temps partiel ;
  • Le traitement des salaires ;
  • Les accords existants en matiĂšre de flexibilitĂ© ;
  • Le rĂšglement de travail.

Les avantages pour votre entreprise

Au-delĂ  de la future obligation lĂ©gale, l’enregistrement du temps de travail peut Ă©galement prĂ©senter plusieurs avantages.

Une meilleure transparence

Les prestations réellement effectuées sont clairement identifiées. Cela limite les discussions concernant les heures supplémentaires et les horaires prestés.

Une gestion salariale plus précise

Des données fiables facilitent le calcul des rémunérations et permettent de limiter les erreurs lors du traitement des salaires.

Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée

Le suivi du temps de travail peut aider à identifier les situations de surcharge et à mieux répartir les prestations.

Un suivi plus efficace des absences

Les informations relatives aux horaires et aux prestations peuvent également faciliter le suivi des congés, des maladies et des autres absences.

Notre conseil

Profitez des prochains mois pour faire un état des lieux de votre organisation :

  • Identifiez les diffĂ©rents rĂ©gimes de travail prĂ©sents dans votre entreprise ;
  • VĂ©rifiez les systĂšmes de suivi dĂ©jĂ  utilisĂ©s ;
  • Analysez les Ă©ventuelles diffĂ©rences entre les horaires prĂ©vus et les prestations rĂ©ellement effectuĂ©es ;
  • Identifiez les adaptations qui pourraient ĂȘtre nĂ©cessaires.

Vous pourrez ainsi anticiper la réforme sans devoir prendre de décisions précipitées.

10. ✅ Check-list : comment prĂ©parer votre entreprise ?

Pour ne pas ĂȘtre pris au dĂ©pourvu, voici les points Ă  vĂ©rifier dĂšs maintenant.

Votre entreprise est-elle prĂȘte pour l’enregistrement du temps de travail ?

  • ☐ J’ai identifiĂ© les diffĂ©rents rĂ©gimes de travail prĂ©sents dans mon entreprise.
  • ☐ J’ai vĂ©rifiĂ© les travailleurs qui pourraient ĂȘtre concernĂ©s par cette obligation.
  • ☐ J’ai fait le point sur les systĂšmes d’enregistrement dĂ©jĂ  utilisĂ©s.
  • ☐ Je peux dĂ©terminer les heures rĂ©ellement prestĂ©es par chaque travailleur.
  • ☐ Les Ă©ventuelles dĂ©rogations aux horaires habituels sont correctement enregistrĂ©es.
  • ☐ Je peux identifier et contrĂŽler les heures supplĂ©mentaires.
  • ☐ J’ai vĂ©rifiĂ© si mon systĂšme actuel rĂ©pond aux exigences annoncĂ©es.
  • ☐ J’ai Ă©valuĂ© les Ă©ventuelles adaptations nĂ©cessaires.
  • ☐ J’ai vĂ©rifiĂ© les consĂ©quences Ă©ventuelles sur mon rĂšglement de travail.
  • ☐ J’ai prĂ©vu les modalitĂ©s de conservation et de sĂ©curisation des donnĂ©es.

Notre conseil : n’investissez pas directement dans une pointeuse ou un logiciel coĂ»teux sans avoir prĂ©alablement analysĂ© vos besoins et les obligations qui seront finalement retenues.

11. đŸ€Comment Salaires & Conseils peut-il vous accompagner ?

La mise en place d’un systĂšme d’enregistrement du temps de travail ne doit pas ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une simple formalitĂ© administrative.

Elle peut avoir un impact direct sur l’organisation de votre entreprise, la gestion de vos horaires et le traitement de vos salaires.

Chez Salaires & Conseils, nous pouvons vous accompagner pour :

  • Faire le point sur les obligations applicables Ă  votre entreprise ;
  • Analyser vos systĂšmes actuels de suivi des prestations ;
  • Identifier les Ă©ventuelles adaptations nĂ©cessaires ;
  • Vous conseiller sur les consĂ©quences en matiĂšre de gestion du personnel et de payroll ;
  • Vous accompagner dans la prĂ©paration de cette nouvelle rĂ©glementation.

N’attendez pas le dernier moment pour prĂ©parer votre entreprise !

La rĂ©glementation dĂ©finitive reste attendue, mais anticiper dĂšs maintenant vous permettra d’aborder ce changement plus sereinement.

Une question ? Besoin de conseils ? Contactez Salaires & Conseils au 063/58.36.90.

Nous sommes à vos cÎtés pour vous aider à préparer votre entreprise et à rester en ordre avec vos obligations sociales !

12. 📚 Liens utiles pour aller plus loin

Voici quelques ressources intéressantes pour approfondir le sujet :

DerniĂšre mise Ă  jour : 6 novembre 2026. Les modalitĂ©s prĂ©sentĂ©es sont susceptibles d’Ă©voluer en fonction de l’adoption et de la publication de la lĂ©gislation dĂ©finitive.